L'intelligence artificielle est entrée au cabinet par la porte de service : transcription de consultation, aide à la rédaction de courriers, recherche documentaire, préremplissage de comptes rendus. Les usages progressent plus vite que le cadre qui les encadre, et c'est précisément ce qui rend le sujet inconfortable pour un praticien qui reste responsable de ce qu'il signe.
Ce sous-thème traite l'écart entre la promesse et la pratique. Ce que ces outils font réellement aujourd'hui, mesuré plutôt qu'annoncé. Ce qu'ils exigent en contrepartie : hébergement des données de santé, information du patient, conservation des traces, articulation avec le secret médical. Et la question qui décide de tout, celle de la responsabilité, car aucune aide ne transfère la décision médicale hors du cabinet.
Vous y trouverez les positions des autorités sanitaires et ordinales, les évolutions réglementaires européennes et françaises à mesure qu'elles s'appliquent, et les retours d'usage documentés. Le parti pris est simple : ni fascination, ni rejet. Un outil se juge sur ce qu'il fait gagner, sur ce qu'il coûte, et sur ce qu'il engage.




















