Violences sexistes et sexuelles : le rôle de première ligne du généraliste (charte interordres)

Situation

L'Ordre des médecins a signé, le 2 juillet 2026, une charte inter-ordres pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Contexte

Cette initiative s'inscrit dans un cadre légal et social où les violences sexistes et sexuelles représentent un problème majeur de santé publique et de sécurité sociale. La charte a été signée par l'Ordre des médecins et six autres ordres de professions de santé, en réponse à une demande croissante de sensibilisation et de prévention dans le secteur.

Ce qui est confirmé

La charte prévoit l'intégration de la lutte contre ces violences dans les priorités d'action de chaque Ordre, la formation des professionnels, et un meilleur accompagnement des victimes. Des modules de formation, des guides et des outils seront facilités par l'État pour accompagner cette mise en œuvre.

Ce qui pose question

Cependant, des incertitudes demeurent quant à la mise en pratique de cette charte. La désignation de référents nationaux et l'efficacité de la formation sont des points cruciaux, notamment concernant la réaction des professionnels face aux violences. Il y a également un besoin d'évaluer comment ces efforts seront maintenus et supervisés sur le long terme.

L'impact financier & organisationnel

La mise en œuvre de la charte pourrait engendrer des coûts significatifs liés à la formation des professionnels et à la mise en place des outils nécessaires. Les Ordres ainsi que l'État partagent la responsabilité financière, mais il reste à déterminer comment cela impactera les ressources allouées à d'autres priorités.

Le regard du Cercle

Bien que cette charte représente une avancée, le succès dépendra de la mobilisation effective des acteurs concernés et de la pérennité des ressources allouées. Une vigilance est nécessaire pour s'assurer que les engagements ne restent pas des promesses vaines.

Recommandations

Médecin généraliste : intégrer au dossier une trame de repérage des violences sexistes et sexuelles (question directe en présence de signes d'alerte) et, en cas de constat, rédiger un certificat médical descriptif daté, sans interprétation causale.

Médecin constatant des faits de violences : maîtriser la dérogation au secret prévue à l'art. 226-14 du code pénal, informer la victime de ses droits (dépôt de plainte, 3919, unité médico-judiciaire) et documenter au dossier la décision de signaler ou non.

Sources

Traçabilité : Presse Médicale