La Haute Autorité de Santé (HAS) a mis en ligne le 4 septembre 2026 un projet de page intitulé « Prendre soin de sa santé aujourd'hui, c'est protéger sa fertilité pour demain ». Ce document est soumis à relecture jusqu'au 30 septembre 2026.
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Contexte
Ce projet de page s'adresse aux usagers. Il présente la fertilité comme un sujet de santé globale, dépendant de facteurs modifiables et non modifiables. Il propose d'ouvrir le dialogue avec un professionnel de santé, même sans projet d'enfant immédiat. Le document énumère les habitudes de vie et les facteurs de santé à prendre en compte, et renvoie vers des services d'aide nationaux.
Ce qui est confirmé
Le document confirme que l'âge influence la fertilité : chez la femme, elle diminue progressivement à partir de 35 ans ; chez l'homme, la quantité et la qualité des spermatozoïdes diminuent à partir de 30 à 35 ans. Il détaille les facteurs modifiables : infections sexuellement transmissibles (IST) non dépistées ou non traitées, consommation d'alcool, de tabac, de cannabis, de CBD et d'autres drogues, certains médicaments et maladies chroniques, troubles de santé mentale, poids ou variations de poids, alimentation déséquilibrée, sédentarité, sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité, exposition aux produits chimiques ménagers, cosmétiques ou plastiques. Le document mentionne que le dépistage des IST est anonyme et gratuit, et que la vaccination contre le papillomavirus peut être abordée avec un médecin. Il cite les services d'aide nationaux : Alcool info service, Tabac info service, Drogues Info service, Santé mentale info service, dispositif Mon soutien psy et Manger Bouger. Il indique que le médecin traitant, le médecin du travail, la sage-femme, le gynécologue, l'andrologue, l'endocrinologue ou le psychologue peuvent faire le point sur les habitudes de vie, répondre aux questions sur la fertilité, la sexualité, la grossesse, la parentalité, l'auto-conservation des gamètes, et orienter vers une consultation dédiée. Le document ne fournit pas de seuils chiffrés pour ces facteurs, hormis les seuils d'âge.
Ce qui pose question
Le document est un projet de page soumis à relecture jusqu'au 30 septembre 2026. Il ne constitue pas un texte adopté ni publié au Journal officiel. Le document ne précise pas si la version finale différera du projet, ni la date de publication définitive. Il n'indique pas les modalités de prise en charge financière des consultations de prévention fertilité. Il ne détaille pas de recommandations chiffrées concernant ces facteurs.
L'impact financier & organisationnel
Le projet de page n'annonce aucun dispositif de rémunération spécifique pour les médecins. Il n'évoque pas d'impact financier direct pour le cabinet. Sur le plan organisationnel, le document liste plusieurs professionnels de santé à solliciter, ce qui peut conduire à orienter le patient vers un confrère.
Le regard du Cercle
Le projet de la HAS fournit une trame utile pour aborder la fertilité en consultation de médecine générale. Les facteurs listés sont des thèmes déjà présents dans les recommandations de prévention. Le médecin traitant est cité comme professionnel de premier recours. Le format sobre et non culpabilisant permet d'ouvrir le dialogue avec des adultes sans projet parental immédiat. L'objectif de protéger la fertilité rejoint la prévention globale, sans ajouter de contraintes administratives. Le message invite à considérer la fertilité comme un indicateur de santé globale, ce qui correspond à la pratique de premier recours.
Recommandations
Médecin généraliste : lire le projet de page HAS « Prendre soin de sa santé aujourd'hui, c'est protéger sa fertilité pour demain » et donner votre avis avant le 30 septembre 2026 via le formulaire en ligne mentionné dans le document.
Médecin généraliste : orienter vers une consultation dédiée tout patient s'interrogeant sur un projet parental ou sur l'auto-conservation des gamètes, après avoir fait le point sur ses habitudes de vie conformément à la page HAS.





