Sommaire

Un plan aux objectifs multiples
Le gouvernement a dévoilé le 11 juin 2025 un plan articulé autour de trois axes majeurs :
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Repérage précoce Former 300 000 secouristes en santé mentale d’ici 2027. À ce jour, 165 000 personnes ont déjà suivi la formation (donnée de décembre 2024), portée par l’association PSSM France, avec 1 752 formateurs accrédités.
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Amélioration de l’offre de soins Doubler le nombre de psychologues conventionnés « Mon soutien psy » pour atteindre 4 000 praticiens agréés. Lancé en 2022 avec 2 000 psychologues, le dispositif compte 5 217 psychologues conventionnés au 28 février 2025 et a pris en charge 586 858 patients depuis son déploiement. Un décret du 13 mai 2025 a porté le plafond de séances remboursées de 8 à 12 par an.
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Reconstruction de la psychiatrie publique Accueillir 600 nouveaux internes en psychiatrie chaque année d’ici 2027 (contre 250 en 2024) pour renforcer les services hospitaliers et de secteur.
Extension des dispositifs pour les jeunes
Michel Barnier a porté l’objectif de doublement du nombre de maisons des adolescents : passer de 125 à 250 structures d’ici trois ans. En 2024, on en comptait 123 MA réparties sur le territoire, financées à 60% par l’assurance maladie et les ARS.
Contradictions et limites budgétaires
Malgré la priorité donnée à la santé mentale, la France a connu des
tensions persistantes sur l’approvisionnement en psychotropes
(antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques). Ces ruptures, liées
à des difficultés de production et logistiques, compliquent la prise en
charge en médecine générale et augmentent le risque de désinsertion
thérapeutique.
Enveloppe pluriannuelle mais absence de détail
Le plan de santé mentale 2025 bénéficie d’une enveloppe pluriannuelle inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Toutefois, le détail des montants alloués à chaque mesure (recrutements, formations, équipements) reste à préciser.
Téléconsultation et télépsychiatrie
En 2024, 20,3% des actes de psychiatrie via Doctolib ont été réalisés en téléconsultation, contre 8,1% pour la médecine générale. 5,1 millions de téléconsultations ont eu lieu via Doctolib en 2024 (4,76% de l’ensemble des actes), avec un recours élevé en psychiatrie.
Les plateformes agréées offrent aujourd’hui l’orientation vers un psychologue conventionné et la possibilité de suivi à distance en complément de la consultation de ville.
Outils numériques et intelligence artificielle
Des applications d'e-thérapie validées CE pour l'anxiété et la dépression légère sont en développement, suivant les recommandations de la HAS.
Kanopée, développée par le laboratoire SANPSY de Bordeaux, propose un accompagnement par agent virtuel pour le repérage et la prévention des addictions (alcool, tabac, cannabis, écrans) ainsi que des troubles du sommeil.
Les IA conversationnelles comme ChatGPT, ou Gemini sont de plus en plus utilisés de manière détournée pour un soutien psychologique, bien qu'ils ne soient pas conçus à cet effet et que les experts mettent en garde contre cette utilisation.
Les objets connectés (montres, bracelets) et algorithmes prédictifs offrent un suivi continu des paramètres physiologiques et comportementaux, aidant au repérage précoce et à l'ajustement personnalisé des traitements.
Valeur ajoutée pour les généralistes
Pour maximiser l’impact de la grande cause, les médecins généralistes peuvent :
Devenir référents locaux pour les secouristes en santé mentale ou animer des ateliers et coordonner le repérage. Organiser des télé-RCP pluridisciplinaires avec les CMP et les psychiatres hospitaliers. Prescrire des programmes d’e-thérapie intégrés à leur DMP et assurer le suivi des applications. Mettre en place des parcours partagés avec les maisons des adolescents et les psychologues conventionnés. Toutes ces innovations remettent néanmoins au centre la question de la déontologie.. à suivre !
Toutes les données chiffrées de cet article proviennent de sources officielles gouvernementales (DREES, Ministère Santé) ou d'organismes reconnus (CNOM, HAS, AFM-Téléthon). Les analyses économiques s'appuient sur les études publiées par Biologiste365.fr et validées par les instances officielles.





