L'édition de cette semaine s'articule autour de trois axes. Le premier touche au cadre d'exercice : le projet d'avenant 2 de l'ACI des maisons de santé, adossé au réseau France Santé issu de la LFSS 2026, et la seconde vague de mise sous objectif des indemnités journalières, en vigueur jusqu'au 30 juin 2026, redéfinissent respectivement le financement de l'exercice coordonné et le contrôle de l'activité. Le deuxième concerne l'accès aux soins : le remboursement de Wegovy et Mounjaro au 15 juin, assorti d'une primo-prescription réservée aux structures spécialisées, et la suspension du service SMR de Tarbes-Lourdes déplacent la charge de coordination vers le médecin traitant. Enfin, la recommandation vaccinale de la HAS contre le chikungunya, à l'heure où le moustique vecteur est désormais implanté en métropole, appelle les praticiens à anticiper dès maintenant la veille sanitaire et l'orientation des voyageurs.
Au sommaire de la semaine
- Projet d'avenant 2 de l'ACI MSP : rejet syndical et bascule vers le réseau France Santé
- Wegovy et Mounjaro : remboursement au 15 juin 2026 et exclusion des généralistes de la primoprescription
- Suspension du service SMR à Tarbes : impact sur le parcours de proximité
- Contrôle des arrêts de travail : la mise sous objectif/accord préalable des indemnités journalières
- Vaccination contre le chikungunya : la recommandation de la HAS et ses enjeux pour la métropole
Projet d'avenant 2 de l'ACI MSP : rejet syndical et bascule vers le réseau France Santé
Situation
Le projet d'avenant 2 de l'Accord Conventionnel Interprofessionnel (ACI) pour les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) a été unanimement rejeté par les syndicats, soulevant des préoccupations majeures sur son impact.
Contexte
Instauré en 2017, l'ACI vise à structurer le fonctionnement des MSP. L'avenant 2, initialement prévu pour 2021, a été retardé en raison du refus des syndicats de signer les modifications imposées par décret. En 2026, la nécessité d'intégrer le financement du réseau France Santé a relancé les négociations, mais des tensions persistent.
Ce qui est confirmé
Le texte de l'avenant 2 aborde deux sujets principaux : l'ACI de base et l'adhésion au réseau France Santé. Les MSP doivent avoir au moins 300 patients-MT par ETP de généraliste, dont 10% en ALD, pour bénéficier des financements. Trois axes de rémunération sont proposés, avec des indicateurs socles et optionnels.
Ce qui pose question
Le rejet unanime par les syndicats soulève des doutes sur la viabilité de l'avenant. De plus, le mécanisme de financement pourrait créer des inégalités entre les MSP, fragilisant celles qui ne peuvent pas intégrer le label France Santé. Enfin, l'absence de consensus sur les indicateurs de performance pourrait nuire à la qualité des soins.
L'impact financier & organisationnel
Le projet d'avenant 2 introduit des incitations financières pour les MSP qui respectent les nouveaux critères, mais cela pourrait également entraîner des risques financiers pour celles qui ne s'y conforment pas. Les MSP qui ne signent pas l'ACI de base ne pourront pas demander l'adhésion au réseau France Santé, limitant ainsi leurs ressources.
Le regard du Cercle
Le Cercle estime que l'avenant 2 pourrait renforcer la coordination des soins, mais que les conditions imposées pourraient également créer des disparités entre les MSP, nuisant à l'accès aux soins pour certaines populations.
Recommandations
Médecin coordonnateur de MSP : Vérifier sur amelipro.fr (rubrique ACI maisons de santé) le respect des engagements de l'ACI en vigueur et conserver les justificatifs des indicateurs socles déclarés au titre de l'exercice 2025, dans l'attente de la conclusion de l'avenant 2. Médecin coordonnateur de MSP : Consulter l'article 63 de la LFSS 2026 sur legifrance.gouv.fr et identifier sous 3 mois les conditions d'adhésion au réseau France Santé (offre de service socle, seuil de 300 patients médecin-traitant par ETP dont 10 % en ALD), afin d'anticiper la conditionnalité de la rémunération interprofessionnelle au label. Médecin coordonnateur de MSP : Réunir l'équipe avant la prochaine déclaration annuelle pour documenter, indicateur par indicateur, le niveau d'atteinte des trois axes de rémunération, et archiver les preuves en vue d'un contrôle de l'Assurance maladie.
Sources
Traçabilité : Assurance maladie (ameli.fr), Légifrance (LFSS 2026), presse professionnelle médicale
Wegovy et Mounjaro : remboursement au 15 juin 2026 et exclusion des généralistes de la primoprescription
Situation
Le remboursement des traitements anti-obésité Wegovy et Mounjaro devient effectif au 15 juin 2026, mais l'Assurance maladie réserve leur primo-prescription aux structures spécialisées, excluant les médecins généralistes de l'initiation du traitement.
Contexte
Wegovy et Mounjaro, deux médicaments injectables destinés à traiter l'obésité, sont désormais remboursés par l'Assurance maladie. Le dispositif concerne des patients adultes souffrant d'obésité sévère ou massive, souvent éligibles à la chirurgie bariatrique. Selon MG France, la limitation de la primo-prescription aux spécialistes pourrait rendre ces traitements « quasi inaccessibles » pour de nombreux patients, alors que les généralistes sont des prescripteurs de première ligne dans la prise en charge de l'obésité.
Ce qui est confirmé
Le remboursement est fixé à 65 % (100 % pour les patients en ALD), pour un IMC ≥ 40, ou ≥ 35 avec comorbidité, après échec documenté d'une prise en charge nutritionnelle. La primo-prescription est réservée aux centres spécialisés de l'obésité (CSO), aux services hospitaliers de nutrition ou d'endocrinologie, ou à un endocrinologue rattaché à un CSO ; le renouvellement reste possible en ville. L'indication est justifiée via un téléservice de l'Assurance maladie.
Ce qui pose question
Des préoccupations subsistent concernant les effets secondaires, troubles gastrointestinaux, risque de pancréatite, effet rebond après l'arrêt du traitement. La limitation de la primo-prescription aux spécialistes pourrait par ailleurs allonger les délais d'accès et aggraver les inégalités, alors que les généralistes assurent déjà le suivi de proximité. Enfin, le coût élevé, estimé entre 250 et 400 euros par mois hors remboursement, reste un obstacle pour de nombreux patients.
L'impact financier & organisationnel
Le coût du remboursement représente un enjeu budgétaire majeur pour le système de santé. Pour les médecins, l'enjeu est organisationnel : assurer le suivi rapproché des patients, dépister les complications et garantir une utilisation appropriée des médicaments. En tant que prescripteurs de première ligne, les généralistes pourraient offrir un suivi plus régulier, réduisant les risques de complications liées à une obésité non traitée.
Le regard du Cercle
Le Cercle observe que l'exclusion des généralistes de la primo-prescription fait peser un risque sur la continuité du parcours, alors qu'un suivi régulier et une approche globale conditionnent le succès de ces traitements. L'enjeu, pour le médecin traitant, est de sécuriser l'orientation initiale puis d'assurer le renouvellement et la surveillance en ville.
Recommandations
Médecin généraliste : À compter du 15 juin 2026, orienter tout patient adulte en obésité sévère (IMC ≥ 35 avec comorbidité ou ≥ 40 sans), après échec documenté d'une prise en charge nutritionnelle, vers une structure habilitée à la primo-prescription (CSO, service hospitalier de nutrition/endocrinologie, ou endocrinologue rattaché à un CSO) ; assurer ensuite le renouvellement et le suivi en ville. Médecin généraliste assurant le renouvellement : Vérifier que le document de justification de l'indication (rempli par le prescripteur initial via le téléservice de l'Assurance maladie) a bien été remis au patient pour la délivrance en pharmacie, et contrôler à 4 mois le critère de maintien du remboursement (perte d'au moins 5 % du poids initial). Médecin généraliste : Rechercher à chaque consultation de suivi les effets indésirables digestifs et les signes de pancréatite (douleur épigastrique transfixiante, vomissements persistants), conformément au RCP (base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr) ; en cas de signe d'alerte, suspendre le traitement et adresser sans délai.
Sources
- HAS, Avis de transparence
- Assurance maladie, conditions et téléservice
- Résumé des caractéristiques du produit (RCP)
Traçabilité : HAS, Journal officiel (arrêtés du 23 mai 2026), Assurance maladie, ANSM
Suspension du service SMR à Tarbes : impact sur le parcours de proximité
Situation
Le service de Soins médicaux et de réadaptation (SMR) à Tarbes suspend temporairement ses activités en raison d'une pénurie de médecins, affectant directement la prise en charge de patients vulnérables.
Contexte
Le Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes a annoncé la suspension de son service SMR, initialement composé de 40 lits, en raison de l'incapacité à recruter des médecins pour remplacer ceux partis à la retraite ou transférés. Cette situation s'inscrit dans un contexte national de crise de recrutement médical, exacerbée par des départs successifs et une défiance croissante envers le système de santé.
Ce qui est confirmé
La décision de suspendre le service a été prise le 28 mai 2026, avec un arrêt immédiat des admissions. Les patients hospitalisés seront transférés vers d'autres établissements SMR dans le département. La direction de l'hôpital a souligné que la qualité des soins ne pouvait plus être garantie, justifiant ainsi cette suspension.
Ce qui pose question
Cette suspension soulève plusieurs préoccupations : la continuité des soins pour les patients transférés, la surcharge potentielle des autres établissements SMR, et l'impact psychologique sur les patients et le personnel soignant. De plus, la réaffectation des soignants vers des services non spécialisés, comme les EHPAD, pourrait compromettre la qualité des soins fournis.
L'impact financier & organisationnel
La fermeture du service SMR entraîne des coûts indirects pour l'hôpital, notamment en termes de transfert de patients et de réaffectation du personnel. Les établissements voisins pourraient également faire face à une augmentation de la charge de travail, sans compensation financière adéquate pour ces services supplémentaires. Les patients transférés pourraient également rencontrer des frais supplémentaires non couverts par l'assurance maladie.
Le regard du Cercle
Le Cercle souligne que la suspension d'un service de SMR déplace la charge sur le médecin de ville, garant de la continuité du parcours pour les patients transférés. L'enjeu immédiat est de sécuriser le relais de proximité, le suivi des sorties et l'information des familles sur les délais et les restes à charge potentiels.
Recommandations
Médecin généraliste du bassin de Tarbes-Lourdes : Recenser les établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR) restant ouverts dans les Hautes-Pyrénées et les départements limitrophes, et intégrer l'allongement des délais d'admission dans la planification des sorties d'hospitalisation. Médecin généraliste : Renforcer la coordination avec l'équipe hospitalière lors de chaque demande d'admission en SMR via l'outil ViaTrajectoire, en documentant le projet de soins de réadaptation pour fluidifier l'orientation.
Sources
Traçabilité : ARS Occitanie, CH Tarbes-Lourdes, presse professionnelle médicale
Contrôle des arrêts de travail : la mise sous objectif/accord préalable des indemnités journalières
Situation
La campagne 2025-2026 de l'Assurance maladie sur les prescriptions d'arrêts de travail se poursuit : la seconde vague de mise sous objectif (MSO) des indemnités journalières est en vigueur jusqu'au 30 juin 2026, et un refus expose le médecin à une mise sous accord préalable (MSAP) de ses prescriptions.
Contexte
Le dispositif repose sur la mise sous accord préalable instaurée par la loi du 13 août 2004. Il cible les généralistes dont le volume de prescription d'indemnités journalières s'écarte significativement de celui de leurs pairs. La campagne a été scindée en deux vagues, du 1er septembre 2025 au 28 février 2026, puis du 1er janvier au 30 juin 2026, et ne concerne qu'un nombre limité de praticiens. L'obligation de MSO, un temps envisagée dans le PLFSS 2026, a été retirée par le gouvernement en février 2026, mais le dispositif MSO-MSAP demeure pleinement applicable.
Ce qui est confirmé
Sont ciblés les médecins figurant parmi les 10 % de prescripteurs au nombre moyen d'indemnités journalières par patient actif le plus élevé, ou dont les prescriptions sont au moins deux fois supérieures à la moyenne, en priorité ceux déjà passés par un échange ou une procédure. La procédure débute par un appel téléphonique d'un agent de la caisse, suivi d'une lettre recommandée avec accusé de réception. Le médecin dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception pour présenter des observations écrites ou demander à être entendu, avec possibilité d'assistance. En cas de refus de la MSO, la caisse peut prononcer une MSAP soumettant les prescriptions à l'accord préalable du service du contrôle médical, pour trois à six mois. La décision est contestable devant le tribunal administratif.
Ce qui pose question
Le ciblage repose sur une comparaison statistique de volume et non sur l'examen du bienfondé médical de chaque arrêt, ce que les organisations professionnelles qualifient de « délit statistique ». La sécurité juridique du dispositif reste discutée : le tribunal administratif de Besançon a débouté un généraliste en 2026, tout en rappelant l'exigence d'une motivation statistique rigoureuse de la caisse. Le rattachement du service médical aux caisses et le retentissement psychologique documenté de ces procédures alimentent la controverse.
L'impact financier & organisationnel
Une MSAP désorganise l'activité : chaque arrêt soumis à accord préalable allonge le délai de prise en charge et alourdit la charge administrative du cabinet. Le non-respect des objectifs peut exposer à une pénalité financière prononcée par la caisse. La constitution d'un dossier de défense documenté représente un coût en temps non rémunéré, à anticiper dès la première notification.
Le regard du Cercle
La régulation des dépenses d'indemnités journalières répond à une préoccupation budgétaire réelle, mais son pilotage par un critère purement statistique demeure contesté, faute d'intégrer les déterminants de patientèle (âge, précarité, pathologies chroniques, densité médicale). Pour le praticien ciblé, l'enjeu n'est pas idéologique mais procédural : respecter les délais de réponse, documenter son profil et mobiliser les voies de recours.
Recommandations
Médecin généraliste ciblé : Dès l'appel téléphonique de la CPAM ou la réception de la lettre recommandée notifiant une mise sous objectif, utiliser le délai d'un mois à compter de la réception pour adresser des observations écrites ou demander à être entendu, en se faisant assister d'un représentant syndical, y compris en visioconférence, et conserver copie datée de tous les échanges.
Médecin généraliste ciblé : Constituer sans attendre un dossier de justification de son profil de prescription (file active, part de patients en ALD, pathologies chroniques, précarité, zone sous-dotée), afin de démontrer que l'écart statistique repose sur des facteurs de patientèle objectivables. Médecin généraliste placé sous accord préalable (MSAP) : Pour contester la décision, saisir le tribunal administratif de son département dans le délai mentionné sur la notification (en principe deux mois), en s'appuyant sur la cellule juridique de son syndicat et sur la jurisprudence exigeant une motivation statistique rigoureuse de la caisse.
Sources
- Assurance maladie, Dispositif MSO-MSAP, modalités et calendrier (espace Médecin)
- Légifrance, Mise sous accord préalable, code de la sécurité sociale
Vaccination contre le chikungunya : la recommandation de la HAS et ses enjeux pour la métropole
Situation
Face à la réémergence du chikungunya en Guyane, la Haute Autorité de santé a rendu le 14 avril 2026 un avis précisant la stratégie vaccinale : le vaccin Vimkunya est recommandé chez les personnes de 65 ans et plus et chez les 12-64 ans présentant des comorbidités. Une stratégie pour l'ensemble du territoire national est attendue dans les prochains mois.
Contexte
Saisie par la Direction générale de la santé le 25 février 2026, la HAS a évalué les deux vaccins disposant d'une AMM : Ixchiq (vaccin vivant atténué, Valneva) et Vimkunya (vaccin protéique adjuvanté, Bavarian Nordic). Depuis janvier 2026, le virus circule en Guyane, où Santé publique France recensait 81 cas confirmés au 9 avril, dont 22 hospitalisations. En métropole, le moustique vecteur Aedes albopictus (« moustique tigre ») est désormais implanté dans une large majorité de départements, exposant le territoire à des cas autochtones durant la saison de circulation (mai-novembre).
Ce qui est confirmé
La HAS recommande Vimkunya, en dose unique, chez les 65 ans et plus (avec ou sans comorbidité) et chez les 12-64 ans porteurs de comorbidités (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, auto-immunes, hématologiques, hépatiques ou rénales chroniques). Vimkunya peut être proposé aux 12-64 ans sans comorbidité, en tenant compte d'une durée de protection documentée limitée à six mois et de l'absence de données chez l'immunodéprimé. Le vaccin Ixchiq, en raison de signaux de pharmacovigilance, reste suspendu chez les 65 ans et plus et n'est réservé qu'aux 18-64 ans après examen individuel du rapport bénéfice/risque. En Guyane, la vaccination est gratuite, prise en charge par l'ARS, sur prescription médicale.
Ce qui pose question
L'avis souligne l'absence de données d'efficacité clinique pour les deux vaccins, l'évaluation reposant sur des données d'immunogénicité. La durée de protection limitée de Vimkunya et l'absence de données chez la femme enceinte ou allaitante (vaccin non recommandé sans être contre-indiqué) appellent une décision au cas par cas. Enfin, le périmètre actuel reste circonscrit à la Guyane : l'absence de stratégie métropolitaine publiée laisse les praticiens de ville sans cadre opposable pour les voyageurs et les zones à risque autochtone.
L'impact financier & organisationnel
Hors Guyane, la prescription de Vimkunya relève à ce jour d'une démarche individuelle, sans prise en charge spécifique établie au niveau national. Pour le médecin de ville, l'enjeu est surtout organisationnel : intégrer l'évaluation du risque arboviral (voyage, comorbidités, âge) à la consultation, et se tenir prêt à appliquer la future recommandation nationale.
Le regard du Cercle
Le Cercle relève que cette recommandation, formellement limitée à un territoire ultramarin, préfigure un enjeu métropolitain : l'extension de l'aire du moustique tigre fait de l'arbovirose un risque saisonnier désormais national. Le médecin traitant est en première ligne pour l'information des voyageurs, le repérage clinique précoce et le signalement, dans l'attente d'un cadre vaccinal élargi.
Recommandations
Médecin généraliste : Pour tout patient de 65 ans et plus, ou de 12 à 64 ans avec comorbidité, devant se rendre en Guyane ou dans une zone d'épidémie active de chikungunya, proposer la vaccination par Vimkunya (dose unique) selon l'avis HAS du 14 avril 2026, idéalement plusieurs semaines avant le départ, et tracer l'indication au dossier. Médecin généraliste : Pendant la saison d'activité du moustique tigre (mai-novembre), évoquer une arbovirose (chikungunya, dengue, zika) devant toute fièvre au retour d'une zone endémique ou en secteur de transmission autochtone, et déclarer sans délai tout cas suspect ou confirmé à l'ARS, le chikungunya étant une maladie à déclaration obligatoire conditionnant la lutte antivectorielle. Médecin généraliste : Identifier dans le dossier les patients à risque (âge, comorbidités, voyages prévus) afin d'appliquer sans délai la stratégie vaccinale nationale attendue dans les prochains mois, en consultant les mises à jour sur has-sante.fr et le calendrier vaccinal.
Sources
- HAS, Avis n°2026.0022/AC/SESPEV du 9 avril 2026 (vaccins Ixchiq et Vimkunya, chikungunya Guyane)
- Santé publique France, Surveillance du chikungunya et arboviroses en métropole
Traçabilité : HAS (avis du 9 avril 2026), Santé publique France, ARS Guyane





